Bonne année chers lecteurs,
Fêtes et réjouissances se sont bien déroulées ? De mon côté, c’était pas la meilleure année je vous dirais. Ça donne parfois le goût de se réfugier dans le bois ! C’est qu’on regarde derrière, et on espère mieux pour demain, pour soi et pour les autres. Je trouve juste que ça n’avance pas assez vite à mon goût, je suis un peu impatiente certains vous diront.
On perd tellement de temps à ne pas se dire les vraies affaires, à ne pas éclaircir les situations. Le silence me tue ! L’être humain est complexe, et prend de mauvais plis avec le temps. C’est normal qu’on doive se répéter des trucs entre nous, gentiment. Et tenter de se mettre à la place de l’autre (pas toujours facile).
J’ai en horreur la langue de bois. Ça m’a parfois coûté cher de dire les vraies affaires, et pas sans avoir tourné ma langue sept fois, mais qu’y puis-je ? En attendant un miracle, je vais essayer de me construire ma petite révolution, façon de parler.
Je vous partage mes grandes découvertes, moi la sage (ouf, loin de là, je n’y arriverai jamais!) :
- La vie c’est apprendre à faire des deuils
- La vie c’est de ne rien tenir pour acquis
- La vie c’est de ne pas présumer (ce que les autres pensent, ont envie de, etc…de là l’importance de cette fameuse communication)
Bon, trêve de morosité, revenons à nos moutons.
Affaires de moutons
J’ai visité la ferme de mon fournisseur d’agneau récemment à Roxton Falls.
Je le croise régulièrement au marché public de Granby, alors j’ai profité de son invitation de « Noël à la ferme » pour visiter la bergerie. Et pour me procurer de la toison qu’il m’avait gentiment préparé. Je me disais qu’au lieu de bourrure artificielle pour mes projets textiles en 3D, je pourrais recourir à cette matière. Alors j’ai dû faire quelques lectures pour apprendre comment traiter cette matière brute, les étapes de lavage: triage, trempage, séchage… En fait, dans la méthode ci-bas, on dit que la laine est auto-nettoyante, à cause du suint qui se trouve naturellement dans la laine (odeurs incluses), suint qui véhicule différentes cires et la lanoline. Mais je crains de devoir attendre la saison chaude pour m’attaquer à ce dossier, car l’on préconise le séchage à l’air libre. Et on verra si j’en ai encore le courage rendu là.

Et moi qui se préoccupe d’économie circulaire et de consommation locale, je vous invite à lire cet intéressant article sur la relance de l’industrie de la laine au Québec. Mon récent voyage en Australie m’a fait découvert de magnifiques produits faits avec la laine des moutons du pays (j’ai enfin compris que certains sont élevés pour leur viande, et d’autres pour la laine). Je sais, nous n’avons pas autant de bêtes ici, ça prend du volume, ou des techniques pour récupérer ces toisons qui ne proviennent pas nécessairement de la race Mérinos. Mais on dirait qu’il y a de l’espoir.
Imagerie médicale
Ma récolte n’est pas terminée mais me fait réaliser que notre corps est scruté souvent, et de bien des façons, surtout en vieillissant, ou lorsqu’on participe à une étude ! Je n’ai heureusement pas de maladie chronique qui exige un suivi plus serré, mais les occasions d’être observées sous notre peau sont assez fréquentes quand on s’y attarde. Et je devrai oublier des trucs qui datent, comme la radiographie de la fracture de ma cheville qui remonte à 1995. Mais retrouvé l’échographie de ma petite Jeanne : )

J’ai commencé à attaquer le dossier de mes images médicales, ou plutôt, les nombreux dossiers à traiter.
Pour l’instant, le tout repose sur mon Google Drive (que je veux un jour abandonner pour une solution plus locale qu’américaine, c’est dans mon plan quinquennal) ou sur des DVD. C’est souvent sur ce genre de support qu’on vous fournit les images lorsque vous en faites la demande à la filmothèque de l’hôpital, ou à votre clinique spécialisée en radiologie, moyennant un léger coût parfois.
Les fichiers sont souvent fournis en format « DICOM », que je n’arrivais pas à visualiser. J’avais trouvé un convertisseur gratuit en ligne, mais qui traite un fichier à la fois. Je devais donc convertir le fichier avant de pouvoir visualiser quoi que ce soit. Mission impossible étant donné le nombre de fichiers récoltés à ce jour.
Voici un premier décompte :

- IRM cardiaque 1190 Dicom
- Scan cœur 1439 Dicom
- Scan thorax 1562 Dicom
- IRM cerveau 5881 .png et 12 .wmv
- Artères carotides 199 .jpg et 2 .wmv
- DEXA (hanches, colonne, squelette) 9 .jpg et 3 .png
- Dentiste : Panorama 1 .jpg
- Mammographie : 22 .jpg
- Scan œil 1 .pdf
- Scan cerveau 315 Dicom
Grand total 10636 fichiers
Cette semaine, j’ai téléchargé une application plus élaborée, RadiAnt Dicom Viewer.
Ça me permet de voir le fichier, de le convertir en jpg, bmp, mp4 ou wmv, et ça permet aussi, entre autres, d’anonymiser les clichés, c’est-à-dire de retirer les données personnelles souvent apposées sur l’image (nom, dates, de naissance, no de dossier, etc.) Une fois que je saurai que l’application fait l’affaire, j’achèterai une licence de quelques semaines pour traiter le tout (sinon je suis prise avec cette surimpression d’image me rappelant que je suis à l’essai.)

Mais en même temps, je me dis que je devrais peut-être trouver de l’aide pour m’assurer d’avoir la meilleure qualité possible. Le traitement demande plusieurs manipulations, conversions et je ne suis pas la plus calée en traitement d’images. Peut-être aussi qu’il me sera impossible d’agrandir autant que je le voudrais.
Je suis en contact avec des gens à l’Université de Sherbrooke (faculté de médecine, gériatrie, eh oui…) qui se sont montrés intéressés par mon projet, surtout dans une perspective arts-sciences. Peut-être saurait-on me fournir des références, et/ou un étudiant qui s’y connaît et qui a un peu de temps ?
Mais je dois sortir quelques fichiers, idéalement la semaine prochaine, pour faire des tests d’impression en sublimation et par procédé DTF à une imprimerie non loin de chez moi. Je dois voir le résultat sur certains matériaux avant de poursuivre (et si j’écris ici ce que je dois faire pour la prochaine étape, je me commets, alors je dois livrer la marchandise!)
Inspiration
Sinon, je suis tombée sur cet article cette semaine, qui présente l’artiste Michel Huneault, qui nous fait visiter son « atelier refuge ». J’aime bien cette expression.
P.S. désolée pour les pubs, je me procure un abonnement payant sous peu: accès à plus de fonctionnalités, d’espace, nom de domaine, soutien, pas de pub, etc…





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